Angie

Il y a quelques mois, j’ai lu pour la première fois un roman de Karin Slaughter, une prolifique auteure américaine de polars. Il s’agissait de « Pretty Girls », son premier thriller psychologique, que j’avais apprécié (et que je vous recommande d’ailleurs!). C’est donc sans hésiter que j’ai sollicité son nouveau titre à paraître en septembre, qui était disponible sur Netgalley. Merci aux éditions HarperCollins pour cette lecture. 

L’histoire :  Je trouve que le résumé fourni par l’éditeur en révèle déjà trop sur l’histoire mais je me suis permise de le joindre puisque de toute façon, si vous êtes intéressés par ce livre, vous tomberez forcément sur ce synopsis en librairie ou ailleurs.

Jusqu’où iriez-vous pour sauver votre fille ?
Le corps sans vie d’un ex-flic vient d’être signalé dans un bâtiment destiné à devenir le prochain nightclub branché d’une star du basketball  ; Marcus Rippy. Parce que ses empreintes sont retrouvées sur cette scène de crime particulièrement sordide, Angie est recherchée par la police d’Atlanta.
Elle est la femme de Will Trent, policier taiseux dont Rippy est un ennemi personnel.
Elle est la mère biologique de Jo, conjointe étrangement effacée d’un sportif de haut niveau qui contrôle chaque détail du quotidien de son épouse.
Elle est surtout une flic, une survivante, une manipulatrice. Une femme qui a décidé d’en protéger une autre, sans limite.
Et Will Trent le sait bien  : sa femme peut disparaitre  ; elle finit toujours par revenir. Avec un plan.

Mon avis : Je ne cache pas que la lecture de ce roman m’a semblé assez fastidieuse, et n’a pas forcément toujours été une partie de plaisir pour moi. Si j’ai eu du mal à accrocher à « Angie », c’est pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, je n’aime pas particulièrement les polars sombres et les enquêtes policières à la « NCIS » ou autres « Esprits criminels » avec profusion d’enquêteurs et de détails techniques. Je préfère les histoires où la tension est plus subtile, où les enquêteurs le sont parce qu’ils n’ont pas d’autres choix, où l’on ne s’embarrasse pas de détails techniques. Mais ce n’est que mes goûts personnels, et je pense que si vous êtes amateurs de séries mettant en scène la police scientifique, vous devrez apprécier ce roman où l’on suit toute une équipe d’enquêteurs chevronnés sur les traces de la mystérieuse Angie.

Ensuite, l’intrigue m’a semblé traîner en longueur. On s’attache à beaucoup de détails « pratiques » je dirais, et la mise en place d’un contexte propice au suspense est un peu négligée. J’ai trouvé ce polar extrêmement bavard avec beaucoup de dialogues inutiles qui ne font pas avancer l’intrigue. Même si Karin Slaughter maîtrise l’art du retournement de situation, il faut attendre la seconde partie du roman pour qu’une tension s’installe, et celle-ci m’a semblé retomber comme un soufflé à la fin de l’histoire.

Malgré tout, je ne peux nier que ce roman possède ses qualités. L’aspect psychologique des personnages est quand même bien développé, j’y ai retrouvé ce que j’avais apprécié dans « Pretty Girls » de l’auteure. En effet, la plupart des personnages principaux ont leurs bagages et leur passé douloureux que l’auteure prend le temps de nous expliquer pour que nous comprenions mieux leurs agissements. Il faut savoir que ce roman fait partie de la série des enquêtes de Will Trent, et que l’on retrouve les personnages principaux dans plusieurs autres titres avant celui-ci. Mais cela ne m’a pas gênée dans ma lecture, car l’auteure prend vraiment le temps de remettre l’histoire dans son contexte.  A mon sens, c’est le plus grand intérêt de ce roman, plutôt que l’enquête policière qui ne m’a pas passionnée et reste plutôt en surface.

L’enquête prend le milieu du sport comme toile de fond, à la manière d’Harlan Coben avec sa série Myron Bolitar, mais contrairement à lui, Karin Slaughter navigue dans des milieux assez sombres, où tous les personnages sont pourris, corrompus ou brisés par la vie. Je n’aimerais pas passer du temps avec eux! Angie elle-même n’est pas un ange, et dans ce livre, on trouve de la prostitution, de la drogue, de la perversité, de l’argent sale, des violences et beaucoup de cynisme.  Cela peut être un avantage comme un inconvénient, tout dépend de vos goûts en matière de lectures. Pour ma part, ce n’est pas ce que je préfère généralement lire mais il est clair que Karin Slaughter nous livre un polar écrit avec ses tripes, pas lisse et aseptisé pour un sou, dans la pure tradition du genre.

En résumé : 

J‘ai un avis assez mitigé sur ce polar qui m’a déçue. Je m’attendais à plus de tension psychologique et à un suspense plus prononcé, et j’ai trouvé beaucoup de détails inutiles et d’hémoglobine. Ce roman aux allures de série policière devrait plaire sans aucun doute aux amateurs de polar purs et durs, qui y trouveront leur compte entre des héros torturés et des victimes loin d’être innocentes. Pour ma part, j’ai poursuivi ma lecture malgré ma déception, car Karin Slaughter maîtrise assurément les retournements de situation qui m’ont donné envie de poursuivre ma lecture alors que j’étais sur le point de l’arrêter. J’aurais juste aimé un livre moins bavard et plus accessible.

Angie, par Karin Slaughter, aux éditions Harper Collins, collection Noir, à paraître le 13 septembre 2017, 20 euros 90. 

 

2 commentaires sur “Angie

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