Journal d’un enfant de la lune

Je ne suis pas encore très expérimentée en matière de BDs, mais après quelques bonnes lectures, j’ai maintenant une petite wishlist pour mes prochains achats, basée sur les bons avis que j’ai pu lire sur les réseaux sociaux. « Journal d’un enfant de la lune » en faisait partie. Cet album me faisait de l’oeil depuis un moment, et il était sur ma liste de Noël. Mais voilà, la venue prochaine de l’auteur au salon du livre de Montreuil a accéléré les choses, et j’ai décidé de l’acheter pour pouvoir le rencontrer là-bas.. Je me suis donc accordé ce petit plaisir, et je l’ai dévoré dans la foulée ! Verdict.

L’histoire

Morgane a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de la lune… Elle va le lire et vibrer à ses mots et n’aura alors plus qu’une seule idée en tête: retrouver la trace de Maxime pour lui rendre son journal oublié. Ses pas la conduiront bien plus loin qu’elle n’aurait pu l’imaginer…

Mon avis

Dans l’ensemble, j’ai un avis plutôt positif sur cette jolie BD, aux illustrations magnifiques. Cela ne m’empêche pas de lui trouver quelques défauts…

Ce qui me gêne principalement, c’est le rapport qualité/prix. Je n’ai jamais peur de dépenser de l’argent quand il s’agit d’un beau livre, mais ici, cette BD  a été si vite lue que je pense qu’elle ne méritait peut-être pas son prix de 16 euros. Les quelques BD que j’avais lues jusqu’à présent (notamment celles de chez Rue de Sèvres) étaient très bien fournies en terme de pages et m’avaient accompagné le temps d’une soirée! Or, ici, j’ai lu cette BD toute fine (à peine 50 pages et peu de texte) en une petite demi-heure. Je me suis donc sentie assez frustrée de ne pas avoir pu en profiter plus longtemps. Je trouve également que le format est très peu pratique : ce livre est extrêmement grand, et ne rentrera pas dans toutes les bibliothèques. Une fois clôturées ces considérations techniques,  entrons maintenant dans le vif du sujet.

Le sujet est captivant, et plus qu’original en littérature jeunesse. Joris Chamblain était un scénariste que je découvrais, mais j’ai beaucoup apprécié son travail. L’auteur a le mérite de nous faire découvrir une maladie très peu connue : le syndrome de l’enfant de la lune. Les personnes atteintes risquent de mourir au contact des rayons du soleil. J’aime toujours quand mes lectures m’apprennent des choses, et c’était le cas ici. Ce sujet est très bien traité, les informations sur cette maladie sont disséminées de façon astucieuse tout au long du texte, et j’ai aussi beaucoup aimé la petite note explicative qui clôture l’histoire. Cette maladie peu connue a trouvé une belle résonance avec cette BD, qui, je l’espère, poussera le grand public à s’y intéresser (et à faire un don?).

Les illustrations, quant à elles, sont tout bonnement magnifiques! Les personnages ont des yeux ronds, un peu dans le style manga (pardonnez mes éventuelles imprécisions, je n’y connais rien du tout!). J’ai trouvé cela très joli, ils semblent vivants et expressifs. Un grand soin est également apporté à l’utilisation des couleurs : c’est un véritable plaisir pour les yeux que de découvrir cette histoire chatoyante ! 

Il me reste un petit reproche à faire : l‘histoire est agréable, mais elle m’a semblé un peu trop jeunesse. J’ai en effet trouvé que les personnages manquaient de profondeur et que l’intrigue manquait de dynamisme ou de rebondissements, même si l‘héroïne, Morgane, est assez attachante. J’ai aimé la voir sortir de sa carapace d’ado rebelle et voir mûrir au contact des enfants de la lune : c’était assez touchant à voir ! Bref, un scénario gentillet, au sujet de fond assez intéressant, mais qui ne m’a pas suffisamment fait vibrer. 

En conclusion

Malgré quelques bémols, « Journal d’un enfant de la lune » est une jolie BD, plutôt destinée à la jeunesse. La couverture est magnifique et poétique, les illustrations sont elles aussi très soignées, les personnages semblent prendre vie devant nos yeux, et les couleurs sont chatoyantes! Bref, visuellement, c’est le top, un petit régal pour les yeux.

L’histoire, quant à elle, m’a semblé un peu trop simpliste ou gentillette : j’ai trop senti que j’étais dans un ouvrage plutôt destiné à la jeunesse, car les personnages manquaient un peu de profondeur, même si l’héroïne reste attachante. Mais le thème est tout bonnement passionnant: le scénariste Joris Chamblain ne manque pas de sensibilité pour nous faire découvrir une maladie peu connue du grand public, le syndrome des enfants de la lune. Au niveau informatif, cette histoire est très complète et a enrichi ma culture! Elle a le mérite de mettre en lumière cette pathologie peu connue.

Bref, je recommande plutôt cette agréable et douce BD, qui se lit très (trop?) vite. Si elle vous tente, je vous conseillerais plutôt de la louer en bibliothèque, car le rapport qualité/prix et le format encombrant ne justifient pas forcément un achat.

Journal d’un enfant de la lune, par Joris Chamblain et Anne-Lise Nalin, aux éditions Kennes, 2017, 15 euros 95. 

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