La disparue de Noël

Au début du mois, j’ai lu ce roman dans le cadre du Cold Winter Challenge (catégorie « Stalactites ensanglantées », puisqu’il s’agit d’un thriller qui se passe en hiver). Il tentait énormément depuis que je l’avais reçu de la part des éditions Belfond ! Je n’ai pas du tout été déçue par ce thriller qui est un véritable page turner, même s’il reste finalement assez classique dans sa structure.

Au fait… Suite à cette lecture, j’ai d’ailleurs pu participer encore une fois au Book Club du Cercle Belfond organisé sur Facebook, et ce fut une très belle expérience. Je vous conseille ce club de lecture si vous ne le connaissez pas encore, il a l’avantage d’être virtuel donc tout à fait pratique peu importe où vous habitez. C’est vraiment une autre façon d’appréhender la lecture, et il donne toujours lieu à des échanges passionnants entre lecteurs, avec les auteurs très accessibles et l’éditrice dévouée!

Merci aux éditions Belfond pour cette lecture.

L’histoire

Avec son art consommé de la psychologie, Rachel Abbott tisse un suspense familial riche en émotions et hautement addictif, dans la lignée de P. D. James et de Lisa Gardner.

Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup ; Natasha, sa fille de six ans assise à l’arrière, se volatilise sans explication.

Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer.
Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha.
Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse.

Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

Mon avis

Le prologue à couper le souffle annonce la couleur : Rachel Abbott nous happe totalement dès les premières lignes, et nous plonge avec talent dans une histoire sous haute tension, qui démarre sur les chapeaux de roue. Sa plume est immersive, à la manière d’un Harlan Coben, et l’on en prend conscience dès les premiers instants.

J’ai cependant tout petit regret quant au titre et à la couverture qui induisent le lecteur en erreur. Ce roman ne se passe pas du tout à Noël, mis à part ce fameux prologue accrocheur ! Mais ce n’est pas si grave, car l’atmosphère glaciale est pour sa part bel et bien au rendez-vous. L’histoire se passe en vase clos, sur très peu de temps, dans une maison de campagne qui semble retirée hors du monde. Il y a peu de personnages, et cela permet à l’angoisse de monter de plus en plus. Je me suis sentie oppressée tout au long de ma lecture. 

L’histoire commence avec le retour d’une adolescente mutique dans la grande maison isolée de David et Emma. Qui est-elle? Nous comprenons assez vite que cette jeune fille est Tasha, l’enfant disparue. Mais son comportement particulièrement menaçant prête à confusion et inquiète sa toute nouvelle belle-mère….Emma est-elle parano et jalouse de cette ado qui vient perturber sa si précieuse tranquillité, ou a-t-elle flairé un vrai danger?  C’est ce que nous allons découvrir.. J’ai aimé que dans cette histoire, on ne puisse finalement faire confiance à personne. Chaque personnage a ses secrets, ses intérêts, et l’on ne sait pas à qui se fier. Ce climat de suspicion et de tension m’a accroché, ainsi que les rebondissements qui s’enchaînent assez vite…

A partir d’un certain moment, il m’est devenu tout bonnement impossible de reposer mon livre. Les chapitres, assez courts, s’enchaînent à la vitesse de l’éclair tant l’on veut percer le fin mot de l’histoire. Différentes intrigues, qui semblaient n’avoir aucun rapport entre elles, s’avèrent liées. L‘histoire est accrocheuse, à l’image du prologue, et c’est pourquoi je qualifierais ce roman de pur page-turner. Cependant, ce roman n’est pas parfait pour autant. J’ai trouvé l’histoire finalement assez classique, j’avais deviné assez vite de grandes parties de l’intrigue, pour avoir lu quelques autres thrillers mettant en scène des disparitions d’enfants, chez Lisa Gardner par exemple.  La fin ouverte m’a séduite, mais je ne suis pas particulièrement tombée des nues comme autant comme j’ai pu le faire chez d’autres auteurs habitués aux dénouements surprenants. On reste dans une histoire assez basique, mais efficace. Le suspense est bien maintenu tout au long du récit, et l’on frissonne devant cette enfant loin d’être innocente. A ne pas forcément faire lire aux jeunes mamans… 

Ce qui fait la force de ce roman, ce sont avant tout ses personnages! Nous sommes dans un pur thriller psychologique : la psychologie de chacun d’eux est très bien développée, rien n’est laissé au hasard. Le résultat est que l’on s’attache aux héros, on tremble pour eux et l’on se sent dans leur peau. J’ai beaucoup apprécié Emma, ainsi que l’enquêteur Tom, que je prendrai plaisir à retrouver dans ses autres aventures déjà parues chez Belfond. Pour ne rien gâcher, ce thriller est aussi très féminin. Ce sont les femmes fortes qui mènent la danse, et ça fait du bien ! 

En résumé

« La disparue de Noël » est un pur page-turner, impossible à reposer une fois commencé. Cette histoire est finalement assez classique et j’en avais deviné assez rapidement des éléments, mais je n’ai pas boudé mon plaisir pour autant. Rachel Abbott a une plume immersive et dynamique, elle sait comment mener une intrigue et accrocher son lecteur! Ce thriller est très psychologique, on se sent dans la peau de chacun des personnages et l’on tremble pour eux, d’autant plus que l’auteure installe un climat de suspicion et d’oppression, à la limite du huit clos.  On ne peut se fier à personne, pas même aux enfants, loin d’être innocents… De plus, l’écrivaine place des femmes fortes au centre de son enquête, et ça fait plaisir! Malgré son titre qui peut induire en erreur, ce roman ne se passe pas à Noël. Il n’en reste pas moins parfait pour frissonner sous la couette lors de longues soirées d’hiver !

La disparue de Noël, par Rachel Abbott, aux éditions Belfond, collection Le Cercle, 2017, 21 euros 90. 

5 commentaires sur “La disparue de Noël

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