J’arrête quand je veux!

Coralie Khong-Pascaud est une blogueuse littéraire que je suis souvent sur Instagram, mais elle est aussi auteure. Je n’ai pas lu son premier livre, un roman historique publié chez City et qui a pourtant tout pour me plaire, mais j’ai été très attirée lors de la sortie du second, une comédie publiée exclusivement en numérique chez Librinova. Finalement, je n’ai pas hésité longtemps à le télécharger et malgré ma PAL urgente plus que chargée, je n’ai pas pu résister à le sortir de ma liseuse! Comme je m’y attendais, j’ai passé un excellent moment auprès de cette chouette chick-lit.

L’histoire

À 28 ans, Élisa a tout pour être heureuse : un job de rêve dans une grande maison d’édition parisienne, un gentil fiancé, Hugo, qui lui cuisine de bons petits plats (ou presque), un chat légèrement caractériel et des milliers de followers sur les réseaux sociaux.
Mais le vernis de ce tableau idyllique commence à se fissurer le jour où Hugo l’accuse d’être complètement accro à son téléphone.
N’écoutant que son courage et son égo meurtri, Élisa décide alors d’entreprendre la détox digitale qui doit sauver son couple, mais qui va surtout mettre sa vie sens dessus dessous…

Mon avis

Ce roman de chick-lit est d’une très grande qualité, et le ton est résolument moderne! « J’arrête quand je veux! » s’inscrit dans la veine des romans de chick-lit dans la tradition de Sophie Kinsella. Le sujet choisi est très actuel : l’addiction au smartphone et aux nouvelles technologies en général. Qui, à notre époque, ne se reconnaîtra pas dans le quotidien surconnecté d’Élisa? L’auteure s’amuse avec malice de notre génération, où tout passe par le téléphone, et des petits excès que cela engendre. Ce roman très actuel s’inscrit bien dans l’air du temps, il se lit comme on déguste un magazine féminin.

Élisa est une pure héroïne de chick-lit : elle est attachante, un peu (voire beaucoup) maladroite, imparfaite et pleine d’humour ! J’ai beaucoup aimé suivre toutes ses péripéties, je me suis reconnue en elle à certains moments, et j’ai bien ri à d’autres. Elle a ses contradictions, mais n’est jamais caricaturale ; c’est pourquoi j’ai passé un si bon moment à ses côtés. De plus, Élisa exerce le métier de mes rêves : elle travaille dans une maison d’édition. Ce roman est aussi très intéressant pour cette raison, car il nous plonge dans les coulisses du processus de l’édition et personnellement, ça me fait rêver! Les péripéties d’Élisa l’entraîneront aussi à la campagne, pour se ressourcer dans une maison d’hôtes tenue par sa tante. J’ai beaucoup aimé cette ambiance champêtre propice à la famille et à la détox, mais aussi à l’apaisement des vieilles rancoeurs. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, ils sont charmants et apportent un vrai plus à l’histoire.

Mais l’addiction digitale n’est qu’un prétexte intelligemment utilisé par l’auteure pour une histoire finalement plus profonde qu’il n’y paraît. A partir de son pari un peu fou de quitter son téléphone, Élisa va se laisser entrainer dans une aventure qui lui permettra de discerner ce qui est vraiment important pour elle dans la vie. L’auteure nous parle de thèmes d’actualité : de burn out, de surcharge mentale et de la difficulté de déconnecter, dans tous les sens du terme. On n’est pas dans une simple comédie qui enchaînerait les gags faciles, mais dans un roman intéressant qui délivre une vraie morale feel good derrière sa légèreté de façade.  « J’arrête quand je veux! » est une réflexion bienveillante sur la difficulté de trouver le bonheur au 21ème siècle, et sur la nécessité de trouver un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

En résumé

Je n’ai tout simplement rien de négatif à dire sur ce roman de chick-lit qui m’a fait passer un très bon moment de détente ! Coralie Khong-Pascaud, issue de l’autoédition, s’inscrit dans la veine des auteures confirmées du genre. Avec beaucoup de malice, elle nous raconte une histoire résolument actuelle puisque nous suivons Élisa, une héroïne accro à son smartphone, contrainte de se lancer dans une détox digitale à la suite d’un ultimatum de son petit ami. Bien évidemment, de nombreuses péripéties et de l’humour seront au programme! Élisa est une pure héroïne de chick-lit, attachante et gaffeuse, dans laquelle je me suis reconnue. En effet, qui, à notre époque surconnectée, saurait réussir ce défi? Cette histoire s’inscrit résolument dans l’air du temps, et se savoure comme un magazine féminin. Cependant, derrière toute cette légèreté, notre talentueuse auteure en profite pour nous faire passer des messages sur des thèmes des société : le burn out, la pression au travail, ou encore la surcharge mentale. « J’arrête quand je veux! » est au final une réflexion bienveillante sur la difficulté de trouver le bonheur au 21ème siècle, et sur la nécessité de trouver un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée..

J’arrête quand je veux!, par Coralie Khong-Pascaud, autoédité chez Librinova, 2017, 3 euros en e-book. 

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