Sans défense

Les thrillers sont un genre que je lis beaucoup moins, mais cela ne m’empêche pas d’en savourer avec plaisir quand l’occasion se présente. Mon auteur préféré dans ce genre est Harlan Coben. C’est une vraie référence pour moi, et j’ai lu la totalité de ses romans au fil des années. Ma collection trône en bonne place dans ma bibliothèque ! Il me restait à découvrir sa dernière parution « Sans défense », sorti en mars chez Belfond. Je le possédais depuis quelques mois déjà dans sa version Belgique Loisirs, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de m’y plonger. Sa sortie en librairie a été un déclic pour moi, et j’ai sorti ce page-turner de ma PAL avec la certitude de passer un très bon moment !

L’histoire

Les deux amis Patrick et Rhys, six ans tous les deux, ont été kidnappés alors qu’ils jouaient ensemble dans une banlieue cossue du New Jersey. Les ravisseurs ont exigé une importante rançon ; les parents ont payé. Mais les petits garçons n’ont jamais réapparu, laissant les familles dans l’angoisse et le doute.

Dix ans plus tard, à Londres, Win, l’oncle de Rhys, pense avoir retrouvé la trace de Patrick, désormais adolescent et SDF. L’enquête est complexe : le garçon semble sous le contrôle d’un homme appelé Fat Ghandi, qui mène un double business ultra-lucratif, entre arcades de jeux vidéos et réseau pédophile.

Pour l’aider, Win fait appel à son acolyte de toujours, le détective Myron Bolitar, sur le point de se marier. Ensemble, ils ne tardent pas à remettre la main sur Patrick, mais Rhys, lui, reste introuvable. Peut-il encore être sauvé ? Que s’est-il passé pendant ces dix années ? Pourquoi Patrick s’enferme-t-il dans le plus grand silence ?

Après dix ans d’absence et d’effroi, l’horreur ne fait que commencer…

Mon avis

Ce roman marque le come-back de Myron Bolitar, le personnage phare d’Harlan Coben, qui avait disparu de ses livres depuis quelques années (2012 si je ne dis pas de bêtises). Bref, j’étais particulièrement heureuse de retrouver ce détective pas comme les autres, avec son ironie qui fait mouche et sa vie privée compliquée. Il ne faut pas non plus oublier les autres personnages : Win, le milliardaire torturé ; Esperanza et Big Cyndi, et puis désormais les jeunes Mickey, Ema et Spoon qui avaient eu droit à leur propre trilogie Young Adult. Le plus grand atout de ce roman, pour moi, c’est donc ce grand retour : les inconditionnels, et ils sont nombreux, seront ravis de retrouver cette bande qui les a accompagné durant de longues heures de lectures. Il y a énormément de clins d’oeils aux précédents livres de l’auteur, et cela m’a séduit. On dirait qu’Harlan Coben a joué la carte nostalgie, et cela se ressent aussi dans l’intrigue, où pour la première fois, Myron, un peu dépassé, est confronté à une enquête à l’heure des réseaux sociaux. J’ai eu l’impression que « Sans défense » constituait le dernier baroud d’honneur de ces détectives désormais vieillissants, même si j’espère les retrouver dans d’autres aventures à l’avenir. Bref, la présence de ces personnages était ma principale raison d’accrocher à ce roman, même s’il y en a évidemment d’autres comme vous allez le voir tout de suite.

Si vous n’avez jamais lu les aventures de Myron, vous n’aurez évidemment pas le même plaisir que moi lorsque vous vous plongerez dans cet ouvrage. Pour autant, cela ne vous empêchera pas de l’apprécier, car l’ingrédient-clé chez Harlan Coben, c’est le suspense et il est bel et bien au rendez-vous. L’auteur nous livre un roman calibré pour être un page Turner,  avec des cliffhangers à chaque fin de chapitre, même si pour être honnête, j’ai été un peu moins scotchée que précédemment. Le début m’a semblé long et un peu poussif, et durant les 100 premières pages, il n’y a pas trop d’enquête, juste une sorte de course-poursuite avec le méchant qui m’a laissée presqu’indifférente. Heureusement, Harlan Coben n’est pas le Boss du thriller pour rien, et passé cette phase d’introduction, il construit sans en avoir l’air une enquête complexe, pleine de rebondissements diablement efficaces qui ne pourront que vous accrocher. 

Le thème est classique : le kidnapping d’enfants, un sujet vu et revu dans les thrillers. Une fois sur deux, c’est d’ailleurs un parent qui a fait le coup, et je vous laisse découvrir si c’est le cas ici… Pourtant, malgré cette ficelle du genre usée jusqu’à la corde, Harlan Coben arrive à surprendre en nous livrant un dénouement totalement inattendu qui n’a rien à voir avec ce que l’on a l’habitude de lire. Je suis tombée de ma chaise, car l’auteur a su me mener en bateau jusqu’au bout sans que je n’aie rien vu venir.  C’est à ça que l’on voit qu’il est l’un des meilleurs auteurs de thrillers sur le marché (en tout cas selon moi)!. Néanmoins, du point de vue de l’originalité, cette enquête est de facture assez classique. J’avais préféré son roman précédent, « Double piège » (lu en octobre et jamais chroniqué), un thriller psychologique complètement surprenant.

Ce qui fait d’Harlan Coben mon auteur de polars préféré, c’est son humour. Malgré la noirceur des enquêtes et des crimes présentés, l’auteur n’oublie jamais de nous livrer des histoires pleines d’une ironie mordante. Encore une fois, j’ai été charmée par l’autodérision dont Myron et Win font preuve. Si ce n’est pas déjà fait, je vous conseille vraiment de découvrir ces thrillers qui ne se prennent jamais au sérieux !

En résumé

Dans son dernier opus, le Boss du thriller joue la carte de la nostalgie ! Harlan Coben nous livre un roman qui ravira les inconditionnels car il marque le grand retour de son détective Myron Bolitar, et du reste de ses personnages phare. En tant que fan de l’auteur, j’ai été charmée par tous ces clins d’oeils à ses livres précédents et par cette enquête pleine de nostalgie, en forme de baroud d’honneur. Si le début m’a semblé un peu plus poussif que d’habitude, une fois que l’intrigue est installée, il est difficile de lâcher ce roman ! Tous les ingrédients qui font le succès de l’auteur sont au rendez-vous : des rebondissements à chaque pages, un dénouement surprenant et inattendu, des chapitres courts et haletants, des enquêteurs malins et surtout sa touche secrète, à savoir son humour décapant. Néanmoins, du point de vue de l’originalité, l’écrivain nous a habitué à mieux. Cette fois, Harlan Coben reprend la ficelle éculée du kidnapping d’enfants et nous livre une enquête de facture classique, même si elle n’en reste pas moins efficace. Pas de quoi bouder son plaisir pour autant face à ce vrai page turner.

Il y a un peu plus d’un an, en mars 2017, l’auteur était de passage en Belgique pour la Foire du Livre. J’ai saisi cette occasion de rencontrer ce grand nom du thriller. Voici une photo de ce jour-là, j’étais toute intimidée ! 

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Sans défense, par Harlan Coben, aux éditions Belfond (2018), 21 euros 90 (pour ma part, j’ai lu l’édition de chez Belgique Loisirs). 

2 commentaires sur “Sans défense

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  1. Oulala, ta photo me ramène à mon souvenir du même endroit en mars 2017 où j’ai aussi eu ma chance de rencontrer cet auteur que j’affectionne autant que toi !!! J’avais adoré sans défense pour les mêmes raisons que toi car Myron et Win sont incontestablement mon duo préféré e littérature ! C’est vrai qu’on est probablement totalement partiales mais c’était pour moi une super lecture !
    « Articule »… 😍

    J'aime

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