L’habit ne fait pas le moineau

Cela faisait un moment que j’avais entendu parler de Zoé Brisby, une auteure feel good autoéditée, dont les livres avaient tout pour me plaire. J’étais assez curieuse de découvrir sa plume, et c’est maintenant chose faite avec son dernier roman, une histoire intergénérationnelle comme je les aime, que j’ai eu la chance de recevoir en service presse. Critique.

Merci à l’auteure Zoé Brisby et à Simplement Pro pour cette lecture.

L’histoire

Vous tenez entre les mains l’histoire de Maxine, fausse vieille dame mais vraie sage et d’Alex, faux dépressif mais vrai gentil.
Alors qu’ils feront connaissance lors d’un covoiturage, vous assisterez à ce qu’on appelle communément un retournement de situation.
Vous devrez alors suivre leurs péripéties et rester attentifs aux maximes de Maxine, véritable encyclopédie frelatée des expressions françaises.
Vous apprendre par ailleurs qu’il ne faut jamais se fier aux apparences, mais ça vous le saviez déjà, non?

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce roman au ton déjanté, avec lequel on ne s’ennuie jamais! Nous suivons Maxine, une nonagénaire excentrique, et Alex, jeune dépressif qui manque de confiance en lui, amenés à se rencontrer dans le cadre d’un covoiturage vers la ville de Bruxelles. Celui-ci va finalement se transformer en un road trip aussi inattendu que plein de rebondissements, au cours duquel ils seront même poursuivis par la police ! Cela a été un plaisir pour moi de suivre toutes les péripéties franchement cocasses que vivent nos héros au cours de ce road movie littéraire. Certaines sont un peu exagérées ou peu crédibles : il y a un côté un peu absurde dans ce roman, qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais pour ma part, j’adore tout ce qui est loufoque à condition que ce soit bien amené, et c’est le cas ici. L’humour et la surprise sont toujours en rendez-vous et l’enchaînement de situations inattendues empêche toute monotonie. Il s’agit d’une bonne comédie, que je verrais bien adaptée en film ! 

Mais le point fort de cette histoire, ce sont surtout ses personnages. Maxine est une vieille dame comme on en rencontre peu, qui fait tout le sel du roman! Il s’agit d’un personnage fort, plein de caractère et d’une grande originalité : vous n’êtes pas prêt d’oublier cette vieille dame qui ne rentre pas dans le moule, ainsi que son détournement savoureux de toutes les expressions, qui m’a bien fait sourire… Pourtant, sous ses airs intrépides, Maxine cache une certaine fragilité et une grande bienveillance envers son prochain. Sa rencontre avec Alex, jeune homme un peu perdu dans sa vie, fera des étincelles, pour le pire et surtout pour le meilleur ! J’ai beaucoup aimé le lien d’amitié qui se tisse entre eux, une amitié profonde qui défie l’âge et les générations, digne d’un très bon feel good book. Il y a des passages assez touchants dans ce roman, car chacun va tout tenter pour rendre l’autre heureux et finalement, ces deux personnages vont s’aider mutuellement d’une très belle manière. Cette relation réchauffe le coeur ! 

Malgré l’humour, Zoé Brisby n’a pas peur de traiter des sujets plus profonds comme la vieillesse, la maladie ou encore la dépression. Elle le fait d’une manière surprenante, mais toujours juste et arrive à nous redonner le sourire même en parlant des drames de la vie, sans rien prendre à la légère pour autant. La psychologie de nos deux héros est très fouillée : le jeune Alex, rempli d’insécurité et de mal-être, m’a semblé très touchant et l’on peut aisément s’identifier à ce qu’il traverse, dans une moindre mesure. Ce n’est pas parce que ce roman est feel good qu’il est forcément toujours léger, et l’auteure nous prouve avec panache que l’on peut rire de tout ! Elle en profite aussi, via le personnage de Maxine, pour nous livrer des leçons d’une grande sagesse sur la meilleure façon de profiter de la vie et d’affronter les drames. Ce roman est aussi une belle réflexion sur le fait de vieillir, car l’âge n’est finalement que dans la tête, ainsi qu’une critique du système froid de certaines maisons de retraite.

J’ai été très surprise, en préparant ma critique, de constater que ce roman faisait apparemment plus de 600 pages! Lorsque je lis en numérique, je ne me rends pas toujours compte de la taille de mes lectures et c‘est un gage de qualité quand un roman arrive à nous emporter sans longueur aucune et à nous faire oublier sa grosse taille. C’est le cas ici : les pages défilent très vite, cette histoire se lit à toute allure et si elle est plus fournie que la plupart des romans feel good, je n’ai rien trouvé de superflu pour autant. Bref, le nombre de pages ne doit pas être un frein qui gâcherait votre découverte de cette jolie histoire feel good, pas si légère qu’il n’y paraît, qui vous offrira pour votre plus grand plaisir une ode à la vieillesse et une belle histoire d’amitié.

L’habit ne fais pas le moineau, par Zoé Brisby, autoédité (2018), 3 euros en format numérique.

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