Amours biodégradables

Il y a un moment maintenant, j’ai été contactée par l’auteur Gilles Peyroux qui me proposait la lecture de son recueil de nouvelles nommé « Amours biodégradables », qui raconte les différentes histoires d’amour d’une série de jeunes adultes. Ce thème correspondant à mes goûts de lectrice, je ne me suis pas fait prier pour accepter. Malheureusement, ma lecture s’est avérée être un flop total, ce recueil n’a pas su me parler. Puisque j’ai créé ce blog dans le but de vous livrer des avis fidèles à mon ressenti, je propose donc ici une critique négative, qui n’engage que moi. 

Merci à l’auteur Gilles Peyroux et à Simplement Pro pour cette lecture.

L’histoire

Mark fantasme la fille idéale. Max fuit toutes relations sentimentales. Emmanuel peine à oublier son grand amour. Quant à Loïc, il découvre à peine les sensations que provoquent les premiers émois. De son côté, Lise veut seulement être aimée, être heureuse.
Qu’ils recherchent la personne idéale ou pensent ne pas être faits pour les histoires d’amour, qu’ils n’arrivent pas à se remettre d’une récente rupture ou se déclarer à la personne aimée, les personnages de ce recueil vont se croiser, s’aimer, se manquer.

Amours biodégradables, ou dix nouvelles sur de jeunes adultes un peu paumés dans le grand chaos des sentiments…

Mon avis

« Amours biodégradables » est un court recueil de 10 nouvelles, mais il y a une grande cohérence entre elles : on retrouve les mêmes personnages voguant de l’une à l’autre. Plus que des nouvelles, il s’agit plutôt d’un changement de narrateur, puisqu’il n’y a pas de rupture nette entre toutes ces histoires.  Si l’auteur peut être salué pour cette construction travaillée et surprenante, je n’ai pour ma part pas trouvé tout cela suffisamment clair et j’ai été totalement perdue d’une histoire à l’autre. Je trouve qu’il manque énormément d’un contexte : certaines précisions auraient été nécessaires pour que le passage de l’une à l’autre s’effectue sans heurt. Ici, je me suis sentie perdue dans un espace-temps plus que flou et les liens entre les personnages me semblent tout aussi peu clairs, se contredisant même parfois. Saluons toutefois le style de Gilles Peyroux, plutôt efficace, qui se transforme avec brio lors des changements de narrateur, chacun ayant une voix qui lui est propre. Ceci est malheureusement le seul point positif que j’ai pu trouver à cet ouvrage, dont l’histoire ne m’a pas convaincu plus que la construction.

L’histoire, donc, traite des errances amoureuses d’une série de jeunes personnages complètement perdus dans leur vie. Il y a déjà, selon moi, une erreur essentielle de classification : l’auteur m’avait présenté son ouvrage comme du Young Adult, or, les nombreux passages trashs et la crudité gratuite qui parsèment toute l’oeuvre pourraient sincèrement heurter la sensibilité des plus jeunes (dois-je vous rappeler qu’un livre est classé YA s’il est accessible dès 13 ans ?). J’ai trouvé chacune de ces histoires assez caricaturales : tous les jeunes que nous voyons sont présentés comme des paumés qui trainent leur désespoir au fond d’une bouteille d’alcool ou encore dans un lit avec un.e. inconnu.e. En plus de nous livrer une vision pessimiste, voire franchement déprimante, de la jeunesse, l’auteur nous offre des personnages très peu attachants, à la limite d’être antipathiques. Ils sont bien trop peu dépeints pour que l’on puisse s’attacher à eux ou même comprendre leurs motivations et m’ont pour la plupart semblé pathétiques et sans consistance…

De plus, le genre nouvelle est propice à des histoires surprenantes qui ont un début et une fin, comme des petits romans en miniature. Or, ici, je n’ai à aucun moment été surprise, et j’ai trouvé qu’aucune de ces nouvelles n’avait de vrai fin. Il s’agit simplement de petites tranches de vie, qui m’ont semblé sans fondement. Je n’ai pas eu l’impression que les 10 nouvelles formaient un  ensemble cohérent, plutôt un bric à brac décousu, malgré les liens évidents entre toutes ces histoires. J’avoue m’être souvent demandée où l’auteur voulait en venir, et quel était le but de toutes ces histoires, aux fins souvent abruptes qui nous laissent avec un gout d’inachevé dans la bouche. 

En résumé

Bref, aucun aspect de ce recueil ne m’aura convaincue, c’est un échec total de mon côté ! Comme toujours, cette opinion très négative ne reflète que mon avis et je vous invite à vous faire le vôtre. Cependant, j’avoue avoir été très déstabilisée par cet ouvrage : malgré le style efficace de Gilles Peyroux qui change de ton en même temps que de narrateur, je n’ai apprécié aucune des histoires. Je suis souvent restée avec un goût d’inachevé dans la bouche, et la plupart des nouvelles m’ont plongé dans l’incompréhension la plus totale. Ces histoires assez peu claires manquent selon moi de contexte ou de cohérence, malgré les liens tissés d’une nouvelle à l’autre, qui auraient été appréciables s’ils n’étaient pas aussi brouillons. Alors même que ce livre est classé en Young Adult, il risque d’heurter la sensibilité des jeunes lecteurs en raison de ses personnages caricaturaux aux agissements souvent trash. Pour ma part, j’ai trouvé cette vision des histoires d’amour des jeunes assez déprimante et irréaliste. Je suis totalement passée à côté….

Amours biodégradables, par Gilles Peyroux, autoédité (2017), 8 euros et 2 euros en numérique.

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