Le retour de la mère coupable

L’été dernier, j’avais passé un super moment avec La mère coupable, un roman léger nous racontant avec humour le quotidien d’une mère de famille débordée. J’en garde un très bon souvenir, et j’étais donc plus qu’impatiente de lire la suite, qui est sortie cette année. Je me le gardais pour la période estivale, et j’ai pris plaisir à le sortir de ma PAL lors d’une journée caniculaire. Les fous rires sont toujours au programme! Critique.

Merci aux éditions Mazarine et à Netgalley pour cette lecture.

L’histoire 

Avec ses 40 ans désormais bien tapés, une certaine nostalgie du body de bébé, son stress permanent, un semblant de crise de ménopause mentale, la Mère coupable voit surgir une envie de peut-être tout recommencer, en amour comme en benne de couches sales. Baby or not baby ? Telle est sa question. Ses enfants désormais plus grands, elle a le sentiment de ne plus servir à rien. Sauf à faire cuire des pâtes.
Maman : individu givré qui peut rester debout devant son frigo ouvert pendant cinq minutes, en espérant que ce dernier lui donne une idée de repas ! #t’aspasuneidéemonsieurlefrigo ?
Et voici que réapparaît dans une routine peuplée de lessives et de pantoufles qui traînent, Alex, l’ex. De quoi lui donner envie de se réfugier sur l’île paradisiaque que toutes les mères au bord du gouffre chérissent : Belle-Île-en-Mèrescoupables. Pourquoi regretter les dents de lait perdues, les premiers pas de nos chérubins… quand il reste tant encore à vivre et à partager ?

Mon avis

La Mère Coupable, c’est cette femme en qui toutes les mamans pourront sans doute se retrouver. C’est une femme ordinaire, débordée, dépassée par les évènements, qui n’a plus le temps de se reposer depuis maintenant 14 ans et passe ses journées à courir derrière ses enfants. C’est une mère imparfaite mais aimante. Comme vous toutes, quoi! Pour ma part, je suis bien trop jeune pour m’identifier à ses tribulations de maman, mais cela ne m’a pas empêché de rigoler à gorge déployée à la lecture de ce roman et de sa suite, dont je vais vous parler ici. La Mère Coupable, c’est aussi Caroline Fourment, une auteure à l’humour savoureux qui ne manque jamais de bons mots pour dépeindre les situations de la vie familiale. Ses romans sentent le vécu et transpirent l’authenticité et la justesse, agrémentés d’inventions déjantées comme Belle-île-en-Mèrescouapbles, ou encore les visites impromptues de la Compagnie Créole et de Laura Ingalls (vous comprendrez en le lisant, mais vous saluerez l’imagination foisonnante de Caroline Fourment!).

Ce second tome ne fait pas exception à la règle : dans ces nouvelles aventures, la Mère Coupable revient, plus en forme que jamais (si on peut dire!), et le charme opère à nouveau. L’auteure a gardé la recette qui a fait son succès et qui saura séduire tant de femmes, mais sous l’humour désopilant, elle ajoute en même temps une critique bienvenue de la société et de l’injonction qui est faite aux femmes à être une mère modèle qui assure sur tous les fronts. Le roman commence d’ailleurs par un exemple violent via l’ordre donné par une infirmière peu sympathique, qui oblige notre Mère Coupable à allaiter. La Mère Coupable n’est pas qu’une comédie hilarante sur la vie familiale, c’est surtout une invitation pleine de bon sens au lâcher-prise et un roman qui déculpabilise les mères ! C’est un concentré de situations vécues qui sonneront justes, que vous soyez mères ou pas (j’avoue que les ados capricieux de la Mère Coupable m’ont parfois fait penser à moi quand j’étais plus jeune). Mais en toile de fond, il y a aussi une petite histoire très plaisante et attendrissante, que l’on peut lire même sans avoir découvert le premier tome. Cette fois, notre Mère Coupable se sent inutile car ses enfants grandissent et hésite à faire un petit dernier pour la route… C’est tendre, c’est plein d’humour, c’est frais et léger, c’est une vraie comédie feel good à lire au bord de la plage! Jolie découverte que ce second tome qui se situe dans la continuité du premier, toujours aussi drôle et juste.

 

Le retour de la mère coupable, par Caroline Fourment, aux éditions Mazarine (2018), 15 euros. 

3 commentaires sur “Le retour de la mère coupable

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  1. Je vois bien, cette envie de couches qui revient par vague… mais perso, ça me fait vraiment flipper ! Même si c’est tentant, je ne pourrais pas rempiler… heureusement, je suis marraine depuis peu, donc je peux materner et rendre aux parents quand j’en ai marre 😂

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