Autant en emporte la musaraigne (Le journal intime de Cléopâtre Wellington #2)

Au moment de sa sortie, l’année passée, j’ai dévoré le premier tome de cette saga jeunesse écrite par l’auteure engagée et féministe Diglee ! J’avais passé un moment plus qu’agréable et j’étais tombée totalement sous le charme de l’univers de Cléopâtre, jeune ado pour une fois totalement réaliste qui ne nous épargne aucun de ses petits complexes et se livre avec humour sur les « drames » de sa vie. Je m’étais tellement amusée que la lecture de cette suite était pour moi une évidence, et je me suis tout autant régalée.

Merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture.

L’histoire

Alors que l’esprit de Noël prend doucement possession de Cléopâtre, les catastrophes s’enchaînent. Entre son premier chagrin d’amour, la trahison de sa mère et son tout nouvel appareil dentaire, la vie de Cléo n’est plus que douleur et injustice intersidérales. Une seule solution : concentrer son énergie sur l’arrivée de sa grande et déjantée famille pour célébrer les fêtes à coups de cristaux magiques et de couscous géant. En attendant, elle peut interroger l’univers sur son avenir grâce aux cartes. Mais les astres sauront-ils la préparer au coup de Trafalgar que lui réserve la fin de l’année ?

Mon avis

L’année passée, j’avais eu un coup de coeur pour Mémoires d’une jeune guenon dérangée (Le journal intime de Cléopâtre Wellington #1) et on peut dire que la suite de cette nouvelle saga jeunesse est à la hauteur! Cette suite reste totalement dans la lignée du premier volume : le ton est toujours aussi impertinent pour notre plus grand plaisir. Voici un roman poilant qui ne se prend jamais au sérieux et qui parlera à l’ado complexée qui sommeille encore en vous. Cléopâtre nous fait partager ses galères, ses grands moments de solitude, ses complexes (avec dans ce tome l’arrivée du tant redouté appareil dentaire), ses premiers flirts TRÈS maladroits… Rien que du très ordinaire dans le quotidien de toutes les filles de son âge, mais le tout est illuminé par la plume de Diglee, qui arrive à donner vie à cette jeune fille, à la rendre très réaliste et surtout très loin d’être idéalisée. L’auteure aborde sans tabou les préoccupations des jeunes, qui cette fois sont vraiment des jeunes (ils ne sont pas trop parfaits et n’ont pas l’air de sortir tout droit d’un film américain!), avec toutes les galères et la honte que ça implique. C’est un message militant auquel j’adhère totalement et qui aidera peut-être les jeunes filles un peu mal dans leur peau comme Cléo (j’en étais moi-même une!) à se sentir comprises.

Ce que j’aime le plus dans cette saga, c’est que Cléo est une jeune fille pleine d’humour qui pose un regard ironique sur son quotidien et confie ses tribulations à son journal d’une façon totalement tordante. Ce roman est une cure de bonne humeur, qui m’a fait rire à gorge déployée (mais vraiment!). C’est rare que j’éclate vraiment de rire en lisant un livre, généralement je me contente de sourire, mais ici, je ne savais plus me reprendre ! « Autant en emporte la musaraigne » est vraiment un livre hilarant, qui fera rire autant les ados que les adultes. C’est une saga jeunesse que j’aurais adoré lire quand j’avais 12-13 ans comme l’héroïne Cléo, car elle ne prend pas les ados pour des niais, mais leur parle franchement de leurs vraies préoccupations, en utilisant un ton adapté à leur âge, mais aussi avec beaucoup d’humour et sans tabous.

Ce second tome est dans la continuité du premier, mais pour autant, je n’ai pas eu l’impression d’en lire une resucée : le premier m’avait tellement plu que j’ai tout simplement été heureuse de découvrir d’autres aventures particulièrement gratinées de Cléo. Il devrait vraiment plaire à tous ceux qui ont aimé le premier et qui y retrouveront le même esprit! Cette fois, nous vivons avec Cléo  la période des fêtes de fin d’année, qui est aussi l’occasion pour nous de rencontrer d’autres membres excentriques de sa famille très déjantée. Diglee est une féministe convaincue, et cet engagement se retrouve évidemment dans ses écrits, disséminé subtilement. « Autant en emporte la musaraigne » est un roman dans lequel s’intègrent quelques réflexions bien pensées notamment sur la place des femmes dans l’art, qui devraient aider les plus jeunes à prendre conscience de ces inégalités et à sortir de certains schémas de pensées datés encore trop souvent véhiculés dans la littérature jeunesse. C’est un roman respectueux des femmes et de leur courage, sans pour autant que cela soit vraiment omniprésent dans l’histoire : ce n’est pas un livre de propagande, soyons clairs! Je pense qu’il est important que ce genre de valeurs soient diffusées en littérature jeunesse et c’est encore une raison pour laquelle je vous encourage à acheter cette saga, que ce soit pour vous-même ou pour vos nièces/filles/cousines/filleules….

Ma cousine et moi avons pu rencontrer Diglee lors du salon du livre de Montreuil, comme en témoignent ces photos, et on en a été ravies ! Ce fut un moment d’échange très intéressant avec une auteure engagée dont j’admire le combat féministe.

Le journal intime de Cléopâtre Wellington, tome 2 : Autant en emporte la musaraigne, par Maureen Wingrove (Diglee), aux éditions Michel Lafon (2018), 13 euros 95.

 

 

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