Pamela

En juillet, comme chaque mois, j’ai reçu 3 livres à lire dans le cadre de mon rôle de jurée du Prix des Lecteurs Littérature organisé par Le Livre de Poche. J’ai décidé de commencer par « Pamela », le plus court d’entre eux et celui qui me semblait le plus facile à lire. Il s’agissait de la biographie d’une femme dont je n’avais jamais entendu parler, une femme fatale nommée Pamela Churchill, qui est rentrée dans la vie…et dans le lit de nombreux grands hommes du 20ème siècle. A priori pas un grand modèle de femme inspirante, mais c’est l’esprit ouvert que j’ai décidé d’entamer cette lecture. Malheureusement, je n’ai pas été convaincue..

Merci au Livre de Poche pour cette lecture reçue dans le cadre de la sélection de juillet du Prix des Lecteurs Littérature.

L’histoire

Légère, séduisante, insolente, Pamela décide très tôt de capturer l’homme qui la mènera à la gloire. Randolph Churchill, qu’elle épouse à dix-neuf ans. Ali Khan, Agnelli, Sinatra, Harriman, Druon, Rubirosa, Rothschild… aucun ne résiste à son charme. S’ils ont le pouvoir, elle exerce sur eux une attirance fatale. Ils l’ont tous désirée. Elle les a tous aimés. Les conquêtes de Pamela sont des alliances, des trophées qu’elle brandit sans crainte de choquer les cercles mondains. Scandaleuse ? Intrigante ? Courtisane ? La ravissante Anglaise à la réputation sulfureuse, morte comme une légende dans la piscine du Ritz à Paris où elle était ambassadrice des États-Unis, a emporté ses secrets. Stéphanie des Horts en recherche les parfums et nous révèle l’existence flamboyante d’une séductrice hors norme.

Mon avis

J’ai eu beaucoup de mal à accrocher à cette biographie. Pourtant, c’est un genre que j’aime énormément d’habitude. Cela me plaît de découvrir la vie des grands personnages du passé, de lever le voile sur la petite histoire qui se cache derrière la grande.  Mais pour cela, il faut que celle-ci soit un minimum intéressante…Et, de mon point de vue, ce n’était pas le cas ici.

Stéphanie des Horts nous raconte la vie de Pamela Churchill, femme fatale qui a séduit et manipulé les plus grands. Attirée par le pouvoir et par le luxe, cette éternelle amoureuse a un tableau de chasse impressionnant : elle a été en couple avec de nombreux hommes influents, à commencer par le fils de Winston Churchill, le célèbre homme politique, qui deviendra son beau-père et avec qui elle entretiendra toute sa vie durant une amitié tendre et sincère (les passages concernant leur relation sont d’ailleurs les seuls qui m’ont intéressé, car ils nous permettent de voir ce grand homme d’un autre oeil). Mais, à mes yeux, rien dans sa biographie ne justifie qu’on lui dédie un ouvrage entier. Certes, Pamela était une femme libre, très en avance sur les moeurs de son temps, et elle est assez remarquable pour cela, mais cela ne suffit pas à en faire un personnage de roman digne d’intérêt. Le livre nous raconte, sur presque 300 pages, ses multiples histoires d’amour qui se succèdent à un rythme rapide, et j’avoue que cela m’a lassé. Le schéma est toujours le même (Pamela rencontre un homme riche, devient sa maîtresse, fait parler d’elle, jusqu’à ce que l’homme décide de revenir vers sa femme), ce qui donne au livre un aspect très répétitif. La plume de l’auteure ne m’a pas non plus transcendée : ses tentatives pour décrire la sensualité du mode de vie de Pamela tournent vite à la caricature, et elle use et abuse de mots crus, qui donnent à son roman un ton vulgaire assez malvenu.

Stéphanie des Horts, l’auteure,  semble ressentir beaucoup d’empathie pour son héroïne, qu’elle fait tout pour nous rendre attachante. Elle tente de comprendre au mieux la personnalité insaisissable de cette femme complexe et difficile à cerner, y compris par ceux dont elle a été proche. Malheureusement, malgré toute la bonne volonté de l’auteure, je n’ai pas réussi à aimer le personnage de Pamela. Cette femme frivole, séductrice et un brin calculatrice, est si éloignée de moi et de mes valeurs que je n’ai jamais réussi à m’y attacher, encore moins à l’admirer. Loin de moi l’idée de la critiquer; Pamela a réussir à sortir du rôle qui lui était imposé par la bonne société anglaise et à prendre son destin en main, ce qui est admirable, mais pour ma part, elle ne correspond pas au genre d’héroïnes que j’aime prendre pour modèle. C’est très personnel, et peut-être que votre point de vue sera totalement différent !  Si vous êtes fascinés par la haute société et par la vie des élites, vous devriez apprécier ce roman qui fait la part belle aux mondanités et aux figures les plus glamour du 20ème siècle. Ce n’est pas mon cas, alors cette biographie, qui tourne souvent au name-dropping mondain, m’a laissée de marbre.

Pamela, par Stéphanie des Horts, aux éditions Le Livre de Poche (2019), 7 euros 70.

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