Cher bonheur, j’ai pris la liberté de de t’écrire. Dépêche-toi de répondre…

Je suis convaincue depuis longtemps maintenant que l’autoédition nous réserve quelques petites pépites, forcément moins mises en lumière que les romans issus du circuit traditionnel, et de temps en temps, j’aime chercher à les débusquer ! C’est pourquoi j’ai eu envie de découvrir Virginie Lloyd, auteure dont j’avais lu du bien sur diverses pages dédiées à l’autoédition. J’ai décidé de commencer par « Cher bonheur, j’ai pris la liberté de t’écrire. Dépêche-toi de répondre… », un roman au titre à rallonge dont le thème m’interpellait tout particulièrement. Ce roman a en effet pour personnage principal un jeune garçon autiste, et depuis ma découverte de la très belle série Netflix « Atypical », j’aime les livres ou films qui me permettent d’essayer de comprendre un peu mieux la singulière façon de voir le monde de ces gens différents.  J’attendais donc beaucoup de bien de ce roman, mais malheureusement, ce fut une déception. Critique.

Merci à l’auteure Virginie Lloyd et à Simplement Pro pour cette lecture.

L’histoire

Augustin est autiste et ça le gonfle ! Comme les chewing-gums collés sur les trottoirs, l’odeur de patchouli de sa voisine, le mensonge et le boucan des rues. Il aime les anecdotes, les framboises et la douce caresse des boîtes aux lettres sur ses mains. Victor n’aime pas les flingues et les portes fermées à clé. Il adore le café, la rosée du matin et la musique des années 80. L’un rêve de devenir champion du monde de Air Guitar. L’autre… qu’on lui foute la paix, lui et son jardin potager. Mais, au 7, rue Lamartine, tous les deux ont une vieille habitude : squatter le hall de l’immeuble ! Un garçon pas tout à fait comme les autres. Un ancien taulard qui veut se faire oublier.Et deux rêves de liberté qui vont devoir cohabiter…Et si la différence était la clé du bonheur ?

Mon avis

Pour être tout à fait honnête, j’ai eu du mal à accrocher à ce roman tant le style de l’auteure est particulier. Virginie Lloyd ne manque pas de talent littéraire, c’est certain, elle a une plume bien à elle, qui ne ressemble à aucune autre. Son style est excentrique, coloré, plein de fantaisie. Malheureusement, un peu trop déjanté et surréaliste pour moi.. Je ne saurais avec précision expliquer ce qui m’a déplu dans cette histoire. Je dirais que la façon dont les personnages s’expriment m’a tout simplement empêchée de rentrer dans l’histoire. Augustin, en particulier, possède une façon singulière de voir le monde, que l’auteure retranscrit à l’aide d’un style imagé auquel je n’ai tout simplement pas adhéré. L’histoire se passe à Toulouse, dans un quartier résidentiel, mais les descriptions un peu surréalistes de l’auteure nous plongent dans un univers fantaisiste, à la Amélie Poulain, qui m’a semblé assez loin de la France contemporaine. Je suis sûre que ce roman saura trouver ses lecteurs, des personnes qui seront justement attirées par ce style particulier, par cette écriture originale, mais celle-ci n’était tout simplement pas faite pour moi. Elle m’a empêchée de rentrer dans l’histoire, de me prendre d’affection pour les personnages dont les histoires sont pourtant plutôt touchantes.

Dans ce roman, nous partons à la rencontre d’une galerie de personnages un peu cabossés par la vie : Augustin, un jeune garçon autiste qui peine à trouver sa place, sa maman, qui ne se remet pas de la perte de son mari, et Victor, ancien taulard qui a bien du mal à se réinsérer dans la société. Ces trois personnages, et d’autres encore, tous plus hauts en couleurs les uns que les autres, vont se croiser, apprendre à se connaître et au final, s’apprivoiser. La relation qui se tisse entre Augustin et Victor est assez belle, il s’agit d’une amitié sincère, hors normes, qui permettra à nos deux héros de panser leurs blessures respectives. Aussi attachants que puissent être les personnages de ce roman, qui sont d’ailleurs plutôt bien caractérisés psychologiquement, je suis restée hermétique aux liens qui les unissaient. Je n’ai ressenti aucune émotion face à l’amitié qui naît entre eux, je n’ai pas été marquée par les moments de vie qu’ils partagent. Je dois vous avouer que j’ai peiné à terminer cette lecture, je l’ai traînée un bon moment et n’avais jamais envie de la reprendre, ce qui est plutôt mauvais signe. Bref, vous l’aurez compris, malgré les indéniables qualités de ce roman, je suis passée totalement à côté. Je souhaite de tout coeur que votre expérience de lecture soit meilleure que la mienne, car je suis convaincue que l’auteure, Virginie Lloyd, a du talent à revendre et un certain don pour construire un univers bien à elle.

Cher bonheur, j’ai pris la liberté de t’écrire. Dépêche-toi de répondre…, par Virginie Lloyd, autoédité (2019), 13 euros et 3 euros en e-book.

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