Vol au-dessus d’un nid de couscous (Le journal intime de Cléopâtre Wellington #3)

S’il y a une saga jeunesse que j’affectionne tout particulièrement, c’est bien « Le journal de Cléopâtre Wellington », une série de romans tout simplement hilarants que l’on  doit à l’actrice/illustratrice Maureen Wingrove (plus connue sous le pseudo de Diglee). Si vous ne connaissez pas encore les aventures de Cléo, jeune héroïne attachante qui nous régale par son humour et son excentricité, qu’attendez-vous? Je vous garantis de nombreux fous rires! Quant à moi, c’est avec bonheur que je l’ai retrouvée pour un troisième tome, toujours aussi haut en couleur, mais néanmoins plus engagé et plus mature. Critique.

Merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture. 

L’histoire

Nouvelle année, l’heure des bonnes résolutions a sonnée ! Cléopâtre et ses copines sont bien décidées à comprendre de quoi est faite l’espèce la plus mystérieuse de l’univers : les GARÇONS. Le sympathique Museau se rapproche toujours plus de Cléopâtre, jusqu’à semer le doute dans l’esprit de la jeune fille : ne sont-ils que de simples amis ? Pour corser l’affaire, un demi-frère inconnu débarque à la maison. Mais ce qu’elle n’avait pas vu venir, c’est l’explosion de son gang de copines…
Par quel tour de passe-passe Cléopâtre va-t-elle se sortir de ce pétrin ?

Mon avis

Quelle joie de retrouver l’univers ô combien savoureux de Cléopâtre Wellington ! Notre héroïne n’a rien perdu de sa drôlerie et de son sens de l’absurde. Comme toujours, j’ai eu de vrais fous rires à la lecture de ce roman, ce qui ne m’arrive vraiment pas souvent avec un livre. L’humour déjanté de Diglee agit toujours sur moi, j’aime particulièrement les personnages hauts en couleur qu’elle crée, à commencer par la famille de Cléo, à mourir de rire. Ce que j’aime le plus dans cette saga, c’est son réalisme. Cléo est une héroïne totalement ado normale, avec ses préoccupations existentielles et ses galères tout sauf glamour telles que l’on a toutes pu en connaître à son âge (et encore maintenant!). Diglee est l’un des rares écrivains jeunesse à mettre en scène des ados lambdas, des personnages gaffeurs, maladroits et parfois gênants, à qui l’on peut vraiment s’identifier. Elle nous parle d’adolescence avec un ton décomplexé, en ne laissant aucun sujet, aussi tabou soit-il, de côté ! Ainsi, ici, vous entendrez parler avec humour de règles ou de masturbation. Et Dieu sait que ça fait du bien que de tels sujets soient abordés pour une fois en littérature jeunesse.

Si ce troisième tome se situe dans la même veine que les deux premiers, tout aussi réjouissants, il m’a tout de même surprise par une profondeur à laquelle je ne m’attendais pas. J’ai senti une vraie maturité dans « Vol au-dessus d’un nid de couscous ». Et pour cause : notre héroïne, Cléopâtre, va tomber amoureuse pour la première fois. L’autrice, Diglee, nous raconte ce premier coup de foudre avec délicatesse et pudeur. Elle retranscrit très bien cette ivresse des sentiments amoureux naissants : en lisant ce roman, vous repenserez avec nostalgie à la première personne à avoir vraiment compté pour vous. J’ai beaucoup aimé le lien de complicité qui se crée peu à peu entre Cléo et celui qu’elle surnomme Museau : l’alchimie entre eux est indéniable, et ce fut un plaisir de les suivre lors de leurs têtes-à-têtes remplis de tendresse. Et pourtant, leur relation est loin d’être conventionnelle. Je vous laisse lire le roman pour le découvrir, mais l’autrice n’est pas tombée dans la facilité et s’ouvre à davantage de diversité dans ce troisième tome. Et cela fait tellement plaisir à lire !

« Le journal de Cléopâtre Wellington » est un roman ado qui s’éloigne des sentiers battus, et pour parler sans niaiserie de la vraie vie. Et c’est encore plus vrai dans ce troisième tome, qui se fait plus grave et plus engagé ! Diglee n’hésite pas à aborder des sujets brûlants, comme l’homophobie ou encore le harcèlement. On retrouve également dans ce roman la déconstruction des stéréotypes de genre chère à l’autrice, connue pour son engagement féminisme. C’est aussi pour les valeurs qu’elle véhicule, auxquelles j’adhère totalement, que j’aime d’amour cette saga. Pour résumer, j’ai été agréablement surprise par ce troisième tome, qui gagne en maturité et en gravité sans perdre le petit grain de folie qui fait tout le charme de cette saga. Je pourrais encore lire des dizaines de nouveaux tomes des aventures de Cléopâtre sans me lasser, tant la qualité est au rendez-vous à chaque fois. J’adore revivre mon adolescence à travers cette héroïne si attachante, et c’est pourquoi cette saga est un véritable coup de coeur. À découvrir absolument si vous ne la connaissez pas encore !

En décembre, lors du dernier salon du livre de Montreuil, ma cousine et moi avons eu le plaisir, pour la deuxième année consécutive, de rencontrer Diglee, dont nous sommes totalement fans ! Je suis super contente d’avoir pu échanger à nouveau avec cette autrice/illustrarice que je suis avec bonheur sur les réseaux sociaux, et qui constitue une véritable source d’inspiration en matière de féminisme. Diglee est une femme adorable, passionnante et passionnée! Et en bonus, elle a orné nos exemplaires du livre de très jolis dessins.

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Mes chroniques des 2 premiers tomes : 

Le journal de Cléopâtre Wellington, tome 3 : Vol au-dessus d’un nid de couscous, par Maureen Wingrove (alias Diglee), aux éditions Michel Lafon (2019), 13 euros 95. 

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